Slow life in Martinique…

Pas facile de te parler de navigations épiques ou d’aventure grandiose dans ce petit bout de France tant la vie est tranquille ici (Pour le touriste, tout du moins !).

L’ile multi-facettes est belle sous toutes les coutures, les gens accueillants et tu te fais bercer par les accents chantants et les rires sonores le soir sur la plage… ça vit, ça pousse le volume du caisson de basses sur des offshores bling-bling beachés au pied des paillottes. Oui, avec du bon gros son que tu aurais autrefois qualifié de merdique mais aujourd’hui, des gens qui s’amusent en musique, ça a sacrément pris de la valeur alors t’es seulement heureux de voir une jeunesse heureuse.

Et le tout sous le haut patronage d’Haïlé Sélassié 1er, lion conquérant, Négusse d’éthiopie et guide suprême du rasta. Cool man !

Alors « Just chill ! » oserais-je te dire du haut de mes vingt ans à peine échus.


Suis le chemin de la décontraction….
Détendue ? moi ? un peu, oui…

Alors, on a fait ce que le marin fait de mieux lorsqu’il n’est plus en mer, on a fait route en quête de d’escales verdoyantes, de refuges perdus au creux des plis de reliefs prometteurs, d’oasis naturelles promesses de lieux inconquis. (En Martinique, les lieux inconquis, c’est une blague mais bon tout ça c’est dans la tête, hein ?)

Au sud, la savane des pétrifications se la joue désert mexicain…

Plus au nord, on a plongé dans une végétation généreuse et luxuriante qui vient facilement à bout de toute fabrication humaine à l’abandon,

longé le canal des escales en souffrant (pas trop quand même) avec ceux qui l’ont maçonné à dos d’hommes et de femmes…
On a trouvé des refuges, nouveaux graals du repos psychologique par les temps qui courent.
Qui pourrait bien te retrouver si tu te caches ici ?
En soignant avec amour ton petit jardin bien loin du fracas du monde.
On a profité des parcs aquatiques éco-responsables et parfaitement intégrés à la nature mais malheureusement sans label Disney !

Utilisé les douches publiques à chauffage solaire et recyclage d’eau permanent…

Pour finalement s’égarer au fin fond de l’anse couleuvre, bout du monde pas habité.

Ou les vestiges d’une vieille rhumerie ont fait l’objet des devoirs scolaires du jour:

Révolution industrielle, esclavage, droit de la femme, thermodynamique, mécanique des forces, origine d’une civilisation carbonée, ces fantômes d’acier sont des professeurs éloquents dans une salle de classe apaisante et aérée ! La force de l’école en bateau…

On s’est enfonçé plus avant dans une nature impitoyable sur le chemin des jésuites ( ou alors c’est eux qui sont impitoyables, je sais plus…)

Utilisé des lianes pour franchir des crevasses sans fond,
Franchi courageusement tel Indiana Jones des ponts de lianes non certifiés iso 9001,
rencontré le petit chaperon rouge,
qui, un peu timide, finissait son entrainement humide avec les paras en montagne.

Comme tu peux le voir, tout ça n’était pas très facile (surtout les serpents) alors on a aussi profité de la douceur de la côte sous le vent et de ses anses moins encombrées cette année,

Passage obligé par le rocher du Diamant…
Grande anse, la familiale…
Discuté avenir d’une pêche sélective et durable avec les pélicans de Tartane. (Grosse expertise du sujet dans la famille !)
mais aussi avec les pêcheurs z’humains en yole.
C’est pas pire qu’une tête de chevreuil au dessus de la cheminée.
C’est épicé la nourriture locale ?

On a déambulé sans but sur des plages idylliques,

tenté de manger local,

et visité les grands lacs Canadiens sous la presqu’ile de la Caravelle.

on s’est régalé de lumières, de contrastes, d’ambiances,

adopté Fort de france, cosmopolite, bordélique et attachante…

et mouillé au bord de la plage à Saint Pierre by night.
Tant qu’à être ici, on à retrouvé les vieux amis d’il y a vingt ans. Viva les Kumba !
rencontré des nouveaux,
poursuivi la route avec les compagnons de transat et d’après,
et la familia élargie.
on à même rencontré des surfeurs locaux…

Sans oublier notre champion local qui poursuit sa progression fulgurante en glisse. Non, j’suis pas jaloux mais j’ai connu le jour du dépassement sur ce coup là ! tu sais, le jour ou tu es à bout de ressources naturelles quand tu essaies de suivre ta descendance en kite.

Un très grand merci au passage à tous ceux qui le soutiennent dans sa quête d’excellence sportive ! https://www.colleo.fr/cagnotte/19695/pole-espoir-voile-2021-2022

Hier, on à franchi le canal au nord de la Martinique et longé les côtes de la Dominique, sauvage et aussi attirante que fermée. Puis on ensuite franchi la frontière la plus ardue à passer depuis notre départ. Réussir à aller de France en France. Mais après 4 heures de mail et divers coups de fil, Marie Galante nous a ouvert ses bras.

Je te raconterai bientôt mais pour le moment, je te souhaite, à toi, amie et ami confiné de nouveau

de retrouver au plus vite espace et liberté

Un commentaire

  1. pierrebourgoin847hotmailcom · avril 3

    Mmmh ça sent bon le soleil, la jungle et le vieux rhum ! Toujours un plaisir de lire ce récit et de voir vos visages resplendissants ! Profitez à fond ! P.

    J'aime

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