Cabo Verde, No stress !

Ben oui, je sais, ce slogan n’est pas trop dans le mood du moment où on a globalement tendance à être un tantinet tendu mais comme c’est la maxime nationale, on a bien du se conformer aux coutumes locales pour s’intégrer en douceur.

Tu ne voudrais quand même pas qu’on les contamine avec des concepts comme productivisme, présentéisme, pro-activisme ou autres égarements sociétaux qui risqueraient d’affoler la pendule et le rythme cardiaque de l’archipel ? Alors profitons d’un peu de lenteur et de minimalisme puisque ce sont des denrées rares en Europe.

Après 5 jours de mer en provenance des Canaries, tu gagnes le droit de plonger ton ancre ici, à Mindelo, dans l’ile de Sao Vincente.

Allez, une fois n’est pas coutume, pour fêter cette nouvelle année viens faire un tour dans une toute petite capitale et fais le plein.

Le plein de façades pastels brulées au soleil, d’un désordre de trottoirs aussi habités que les terrasses des cafés et surtout d’une résilience humaine souriante malgré la pauvreté matérielle, d’une musicalité permanente de la survie au quotidien. De quoi nous faire réfléchir alors que nous ouvrons une nouvelle année encore anxiogène. Ici, pour toute aide gouvernementale, face au vide touristique généré par la pandémie, chaque habitant a reçu uniquement de la solidarité et du troc avec ses voisins.

La baie de Mindelo

L’accès à la baie est facile, de jour comme de nuit si tu prends soin de ne pas câliner de trop prêt quelques vestiges flottants (et coulés également), évidemment non éclairés.

Tu crois qu’elle passe au contrôle technique sa barque ?
Bienvenue dans la capitale !
Je crois que je me suis levé trop tôt pour la photo…
Parce que sinon, c’est plutôt animé…
Subtil mélange d’Afrique et d’Europe, le métissage du Cap Vert gagne vite les coeurs…
Les couchers de soleil qui annoncent…
…les soirées au floating bar, au bout des pontons de la marina, QG des matelots !

Tu crois pas que tu vas chiller ( réfère-toi au dico des ados si tu sais pas) pendant des jours aux terrasses des cafés ! Allez sors un peu, on va à Sao Pedro.

Attention, âmes sensibles, ça va être chaud, beau et plein de rencontres humaines authentiques. Oui, je sais, on abuse…

A gauche, Didi la tortue, grand défenseur local de l’espèce et Florentino, pécheur, au centre…

J’avais promis à Didi de mettre en ligne une interview de sa démarche locale. Faire découvrir les tortues plutôt que les manger et participer à des campagnes de nettoyage des plages et des fonds. Une jeunesse qui cherche à survivre et à commercer intelligemment avec une vraie conscience écologique.

On parle du temps qu’il fait ou première demande en mariage ?
mais qu’est ce qu’elles regardent comme ça les filles ?
Alors que c’est des tortues qu’on est venu voir…

Et parce qu’il faut être honnête, derrière la carte postale, les gens d’ici vivent de rien et encore moins cette année où le tourisme s’est asséché brutalement et où quasiment aucun soutien n’est venu des institutions. Un état de fait qui interroge le voyageur. Moins voyager, ne plus prendre l’avion, changer nos pratiques d’Européens ? Oui, très bien, mais comment accompagne-t-on tous ces endroits habitués à cette perfusion touristique vitale à court terme ? Changer dans son coin et brutalement n’a plus de sens dans un monde global. Comment accompagner des transitions douces sans qu’aucun peuple ne paie trop lourdement l’addition ?

Ben quoi, je voulais pas y réfléchir tout seul quand même ? On peut s’y mettre à plusieurs ? (Surtout que j’ai un peu de mal à trouver la soluce au problème !)

Roule ensuite une demi-heure vers le Nord et tu changes de monde.

Salamansa bay

Et pourquoi tu dois aller à Salamansa ? Non, pas parce que c’est beau mais parce le vent est inshore, cross à la plage et le shore break correct ET que tu dois progresser en kite. Enfin, c’est surtout ton ado préféré qui progresse beaucoup plus vite que toi !

Salamansa Kite surf camp

Tu crois que c’est juste une cabane sur la plage ? pas du tout ! Jaïr, qui tient le surf camp navigue comme un boss et le cap vert produit de nombreux champions internationaux de kite surf. Quand à moi, je suis encore dans la phase ingrate ou un corps humain plongé dans une eau agitée et suspendue à une aile alternativement capricieuse ou violente, les pieds sur une planche décidément fugueuse se retrouve plus que souvent dans une situation que je ne saurais décemment vous montrer ici en images. (trop occupé à me noyer ou à manger du sable…)

Allez, je te laisse, j’ai la suite à écrire, tu verras, c’est pas mal non plus..

Episode suivant: Welcome in Bolivafrica

Un commentaire

  1. pierrebourgoin847hotmailcom · janvier 3

    Et sur ce bonne traversée ! À bientôt !

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s